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Livre de police : sanctions encourues en cas d’oubli

Ne pas tenir de livre de police est un délit, et l’intention n’y change rien. Voici ce que prévoient les articles 321-7, 321-8 et 321-9 du Code pénal.

Le journal d’audit Registr : liste des consultations horodatées

Quelles infractions ?

Les délits liés au livre de police
FaitsTextePeine pour une personne
Omettre de tenir le registre, y compris par négligenceArt. 321-76 mois d’emprisonnement, 30 000 euros
Porter sur le registre des mentions inexactesArt. 321-86 mois d’emprisonnement, 30 000 euros
Refuser de présenter le registre à l’autorité compétenteArt. 321-86 mois d’emprisonnement, 30 000 euros

L’article 321-7 vise aussi l’organisateur d’une manifestation de vente ou d’échange qui omet de tenir le registre des vendeurs. Voir le texte de l’article.

Et pour une société ?

L’obligation de tenir le registre incombe aux dirigeants. Service-public indique une amende de 150 000 euros pour les sociétés, soit cinq fois celle des personnes physiques, et précise que l’entrepreneur individuel répond personnellement.

Quelles peines complémentaires ?

L’article 321-9 permet notamment d’interdire d’exercer l’activité professionnelle, pour une durée de cinq ans au plus pour les infractions des articles 321-7 et 321-8.

Comment réduire le risque ?

Ce que fait Registr

  • Chaque entrée se saisit en quelques secondes à partir de deux photos, ce qui limite l’oubli.
  • Le registre scellé et le journal des consultations répondent à une demande de communication, avec un export PDF sur la période demandée.

Questions fréquentes

Que risque-t-on sans livre de police ?

Six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour une personne physique (articles 321-7 et 321-8 du Code pénal), 150 000 euros pour une société selon service-public.

Une erreur de saisie est-elle punie ?

L’article 321-8 punit des mentions inexactes portées sur le registre. Une erreur se corrige par une écriture rectificative qui laisse la trace de l’entrée d’origine.

Peut-on perdre le droit d’exercer ?

Oui : l’article 321-9 prévoit comme peine complémentaire l’interdiction d’exercer l’activité professionnelle, pour cinq ans au plus.

Sources