Aller au contenu

5 min de lecture

Livre de police garage : obligation et registre VO

Il n’existe pas de « livre de police automobile » à part. Le garage qui revend des véhicules d’occasion tient le registre des objets mobiliers, celui de l’article 321-7 du Code pénal, avec des rubriques propres au véhicule.

Moto sur un pont élévateur dans un atelier de garage

Le livre de police est-il obligatoire pour un garage ?

Oui, pour la vente de véhicules d’occasion. Service-public inclut les véhicules parmi les biens d’occasion dont la vente par un professionnel impose le registre, qu’il ait été acheté à un particulier ou à un professionnel. Le texte de base est l’article 321-7 du Code pénal. Un garage qui ne le tient pas risque six mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, même par négligence.

Quelles rubriques pour un véhicule ?

Le modèle de registre publié par service-public prévoit, pour les véhicules automobiles, les rubriques suivantes en plus de la description de l’objet : la marque, le type, le numéro d’ordre dans la série du type et la couleur. S’y ajoutent les mentions communes à tous les revendeurs : identité du vendeur et pièce d’identité, prix d’achat et mode de règlement, numéro d’ordre du registre. Voir le détail des mentions.

Le registre prévoit aussi le véhicule apporté à l’échange, par exemple lors d’une reprise. Le cas du négociant est traité dans l’article sur la voiture d’occasion, celui du motoriste dans l’article sur la concession moto.

À ne pas confondre : le registre, l’information de l’acheteur et le SIV

Trois obligations différentes se côtoient au garage.

  • Le registre des objets mobiliers, pour la traçabilité de ce que vous achetez et revendez.
  • L’information écrite de l’acheteur : le professionnel indique la marque, le type, le modèle, la version, le mois et l’année de première mise en circulation et le kilométrage total. Si ce dernier est inconnu, il relève le compteur et ajoute « non garanti ».
  • L’habilitation au système d’immatriculation des véhicules (SIV), délivrée par le préfet, qui relève d’une autre procédure : voir l’article sur l’habilitation SIV.

Un registre par site, tenu au fil de l’eau

Le registre est tenu jour par jour et il en faut un par établissement ouvert au public. Les données d’un registre numérique se conservent dix ans, un registre papier cinq ans après sa clôture. Un groupe de plusieurs garages a donc un registre par site, consolidé dans un tableau de bord commun : voir l’article multi-établissements.

Ce que fait Registr

  • Registr couvre l’automobile et la moto : photo de la pièce d’identité, photo de la facture ou du bon de reprise, description dictée ou photographiée.
  • Le registre est numérique, scellé par un hash chaîné, exportable en PDF pour un contrôle, avec un journal des consultations.
  • Pro Desktop : 59 euros TTC par mois. Offre Groupe : 39 euros HT par site et par mois. Essai de 14 jours sans carte.

Questions fréquentes

Existe-t-il un livre de police spécifique à l’automobile ?

Non. Le garage tient le registre des objets mobiliers prévu à l’article 321-7 du Code pénal. Le modèle officiel ajoute pour les véhicules les rubriques marque, type, numéro d’ordre dans la série du type et couleur.

L’habilitation SIV remplace-t-elle le livre de police ?

Non. L’habilitation SIV et le registre des objets mobiliers sont deux obligations distinctes.

Que doit-on indiquer par écrit à l’acheteur d’un véhicule d’occasion ?

La marque, le type, le modèle, la version, le mois et l’année de première mise en circulation et le kilométrage total. Si le kilométrage est inconnu, le professionnel relève le compteur et ajoute « non garanti ».

Sources